Home > MEMORIES OF HAITI > Haïti Rétro. > 1946 - (de G à D) Jacques-Stephen Alexis, Ge…

Haïti Rétro.

Preparé & Edité par Frankie Morone.
VIEWER DISCRETION IS ADVISED.

AVERTISSEMENT: CERTAINS ALBUMS CONTIENNENT DES PHOTOS QUI PEUVENT ETRE JUGEES DEPLORABLE A VOIR OU REGARDER. PRIERE D' INTERROMPRE OU TERMINER LA VISITE SI VOUS ETES FROISSE.

THESE ALBUMS ARE OF HISTORICAL & EDUCATIONAL IMPORTANCE. THEY ARE NOT MEANT TO BE ENTERTAINING. CERTAIN PICTURES WILL BRING BACK SOUVENIRS WHICH CAN CAUSE DISCOMFORT TO SOME. PLEASE EXERCISE CAUTION WHEN VIEWING.

Si vous contestez les faits rapportés sur cet album, prière de me la signaler le plus vite que possible afin que puisse corriger cela. Vous avez le choix de garder l' anonymat. Merci et bonne lecture.

Jusqu' au début du vingtième siècle (environ 1910), Haiti a connu une plus ou moins une période de prospérité relative. En 1906, des compagnies Américaines commençèrent à construire des voies ferrées et aussi à exproprier les paysans sans titres de propriété. Les "Yankees" finirent par occuper militairement Haïti, le 28 juillet 1915 après l' assassinat de Vilbrun Guillaume Sam.

En 1918, tout le pays fut en état de rebellion.(Charlemagne Peralte). On peut estimer que cette guérilla avait fait environ15 000 morts.
Washington mit alors en place un gouvernement soumis à ses volontés et s’engagea en contrepartie à fournir à Haïti une aide politique et économique. Dartignave , Borno etc. n' étaient que des marrionettes dont on tirait les ficelles. Les Americains étaient en charge.

En Août 1934, gràce aux démarches de Sténio Vincent, les États - Unis quittèrent Haïti. La fin de l’Occupation, ajoutée aux conséquences de la crise économique mondiale, engendra le retour à l’instabilité politique bien vite.

Dumarsais Estimé, un militant de la cause noire, fut renversé en Mai 1950 par une junte militaire. Les rennes du pouvoir restera entre les mains de l’armée (kanson Fè) jusqu’en Septembre 1957, date à laquelle «Papa Doc», un ancien membre du gouvernement d' Estimé, fut sois disant élu président grâce au soutien des Noirs qui virent en lui un moyen de mettre fin au règne des Mulâtres.

Puis vint le regime de "Baby Doc". Il y eut un petit aller mieux. Puis ce régime s'enfonça dans la corruption et l' incompétence.

Avec la fin de l' ère des Duvalier on aurait esperé que les répressions seraient terminées. Namphy - Avril... (mêment - pareillement)......Puis le prêtre catholique qui s’était fait l’avocat des pauvres, remporta une victoire en Décembre 1990. Son ascension
à la présidence donna un peu d' espoir au peuple Haïtien, mais, en Septembre 1991, "Titide" fut renversé par le général Raoul Cédras.

Haïti reste l' un des pays les plus pauvres du monde. Le temps PRESSE pour redresser le pays, car on estime que la population pourrait atteindre 20 millions en 2020. Imaginez, 20 millions de personnes dans un état de misère inacceptable simplement à quelques kilometres des Etats - Unis. C' est une bombe à retardement...... qu' il faut tôt ou tard désamorcer...qu' on le veuille ou pas.

Mais dans l'état actuel des choses, Haïti est un pays sans avenir.

Je vous invite à regarder ces photos datées de plusieurs années. La plupart sont de "Life Magazine"......

J' apprécie fort bien les commentaires.

PROTECTED
 
(C) PIKLIZ.COM

1946 - (de G à D) Jacques-Stephen Alexis, Georges Beaufils, Gérald Bloncourt, Théodore Baker et Gérard Chenet.

par Oruno D. LARA
Le 22 avril 1922 naquit Jacques Stephen Alexis aux Gonaïves, fière cité du nord de la république d'Haïti où fut célébrée l'indépendance le 1er janvier 1804. Son enfance et sa formation d'adolescent ont été fortement marquées par l'influence de sa famille, de la conjoncture politique (l'occupation nord-américaine, 1915-1934) et par l'emprise intellectuelle qu'eut sur lui Jacques Roumain. Par sa mère, il descendait de Jean-Jacques Dessalines, le premier chef de l'État haïtien après une longue guerre de libération. Son père, Stephen Alexis (1889-1962), fonda le journal L'Artibonite qui milita contre l'occupation ; il enseigna au lycée de Gonaïves, occupa des charges administratives, devint ambassadeur à Londres en 1946 et représenta Haïti à l'O.N.U. en 1948. Historien - il est l'auteur d'un manuel d'Histoire élémentaire d'Haïti - journaliste, romancier (Le Nègre masqué, 1933), dramaturge (Le Faisceau), il fut un personnage éminent du mouvement libéral.

Au cours de son enfance, qui se déroula dans le cadre familial de Pont l'Ester, Jacques Stephen Alexis put entendre battre les tambours du cérémonial vaudou, écouter la musique et les récits transmis dans les campagnes par les simidors et les composes. C'est sans doute à cette époque qu'il acquiert cet amour viscéral de son pays qui ne le quittera jamais et qui englobait aussi bien la terre natale que la communauté humaine avec toutes ses contradictions. Il grandit ainsi à l'ombre de la politique, du bouillonnement culturel que suscita la résistance à l'occupation et dans l'entourage de la presse. En 1940, à l'âge de dix-huit ans, il écrivait un essai sur un poète surréaliste, Hamilton Garoute né en 1920 à Jérémie, auteur d'un unique recueil, Jets lucides (1945). Élève à l'institution Saint-Louis de Gonzague, il étudie la médecine à Port-au-Prince et à Paris. Le décès de Jacques Roumain en 1944 et la publication posthume de son roman Gouverneurs de la rosée l'émeuvent au plus haut point.
publicité

Collaborateur des Cahiers d'Haïti et de plusieurs journaux, créateur de la revue Le Caducée, il s'associe aux discussions culturelles qui agitent les groupes littéraires Comoedia et La Ruche. Il joue un rôle d'organisateur dans un mouvement politique de jeunes qui, associé à la grève générale, finit par emporter le gouvernement d'Élie Lescot en 1946. La prise du pouvoir par une junte militaire l'oblige à prendre la route de l'exil et il poursuit des études médicales en France. Il rédige alors son premier roman, Compère général Soleil, publié à Paris en 1955, qui le place d'emblée parmi les grands écrivains de la région des Caraïbes. Il participe en 1956 au premier Congrès mondial des écrivains et artistes noirs réunis à la Sorbonne et présente à cette occasion une communication intitulée « Du réalisme merveilleux des Haïtiens ». La publication, en 1957, de son deuxième roman, Les Arbres musiciens, le consacre définitivement. Son dernier roman, L'Espace d'un cillement, publié en 1959, apparaît comme le premier volet d'une tétralogie consacrée à l'aventure de la vie du couple qu'il se promettait d'écrire. Il affirmait dans une interview accordée fin décembre 1960 : « Ensuite, il y aura la fuite devant les responsabilités, le refus puis l'acceptation. » Son dernier ouvrage, paru en 1960, est un recueil de contes, Romancero aux étoiles, dans lequel il s'amuse à évoquer les deux personnages de la tradition orale Bouqui et Malice, la fameuse reine Anacaona et des récits qui plongent dans l'univers merveilleux des Caraïbes. Il rédigea en 1959 le manifeste programme de la Seconde Indépendance et fut cofondateur du Parti d'entente populaire, un parti communiste haïtien. Ayant débarqué clandestinement en avril 1961 sur la côte nord-ouest de Haïti, il fut capturé et vraisemblablement exécuté après avoir été longuement torturé.

3778 1
  • (Anonymously) (Private)
    10 years ago
    Very informative and educational album. Congratulations.