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Samana, Dominican Republic Vol 1, June 2009

Photos by Emmanuel Ardouin

Que vous songiez a visiter ces plages pour la première fois ou que vous retourniez y faire une visite, vous trouverez tous les points d'intérêts de cette magnifique Péninsule et ses quatre grands centres: Las Galeras, Las Terrenas, Samana et Sanchez.

Elle est considérée par une majorité de Dominicains et de visiteurs comme la plus belle région de la République Dominicaine.

La péninsule de Samana comble tous les amants de la nature.

Des plages a l'état naturel où le sable blanc et des fôrets verdoyantes desquelles surgissent des ruisseaux et des rivières aux eaux lympides et crystalines, des bancs de coreaux, l'observation des baleines et de nombreux cocotiers.

A partir des caps jumeaux de la Baie de Rincon, à Las Galeras, jusqu'à Playa Bonita à Las Terrenas, et de l'autre côté de la baie, jusqu'au Parc national Los Haitises, de Sanchez à Samana, au coeur de la péninsule, les images et les sons de ce paradis tropical vous suivront toujours même après votre départ vous suggérant d'y revenir.."Vous pouvez quitter Samana, mais Samana ne vous quittera jamais."

Une composante ethnique diversifiée

La République dominicaine, et la péninsule de Samana en particulier, a par ailleurs une composante ethnique très diversifiée. À Santa Barbara de Samana, par exemple, ce sont des esclave libérés, arrivés des États-Unis en 1824 alors qu'ils s'étaient fait donner des terres pour peupler la région, qui ont bâti la petite chapelle de bois anglicane sise au milieu village. «Il arrive que le prêtre commence à dire la messe en espagnol pour la finir en anglais», explique le guide. À côté, des enfants jouent au baseball avec une planche de bois comme batte, devant un centre d'éducation à l'Internet doté d'une bibliothèque virtuelle. En principe, les enfants ont ici accès à l'école obligatoire jusqu'en 8e année, mais il n'est pas rare, semble-t-il, que les programmes soient amputés de plusieurs heures par jour faute de professeurs pour les enseigner.

Une colonisation variée

Il faut dire aussi que la République dominicaine a connu des expériences de colonisation extrêmement variées. Avant l'arrivée de Colomb, l'île, notamment peuplée d'Indiens Ciguanos et Tainos, s'appelait Quisqueya. Au parc des Haitises, qu'on peut atteindre par bateau à partir de Sanchez, on peut, paraît-il, visiter des grottes ornées de pétroglyphes précolombiens. Et au village de Las Terrenas, où le commerce d'artisanat Mundo Puro a pignon sur rue, on trouve certaines poteries originales confectionnées par les Indiens Tainos.

Harcelée par les pirates, notamment anglais et français, l'île sera divisée en deux en 1697 par le traité de Riswick qui accordera à la France Saint-Domingue, aujourd'hui Haïti, et à l'Espagne Santo Domingo, aujourd'hui République dominicaine.

Depuis, les deux pays ont connu des destins à la fois voisins et très différents. Saint-Domingue subira de nouveau l'invasion française, puis haïtienne, puis de nouveau espagnole, avant de faire une indépendance qui n'empêchera pas une invasion américaine au début du XXe siècle, puis le règne sans partage du dictateur Trujillo durant plus de 30 ans, de 1930 à 1961, date de son assassinat. Les anecdotes abondent d'ailleurs sur les frasques de cet homme, coureur de jupons invétéré, qui a inspiré à Mario Vargas Llosa le roman La fête au bouc. À Puerto Plata, lorsqu'on prend le petit téléphérique qui mène au sommet du mont Isabel, le conducteur raconte que le dictateur emmenait ses prisonniers en haut de la montagne pour leur trancher la gorge... Trujilllo serait devenu à un moment donné l'homme le plus riche du monde et il aurait rebaptisé temporairement la capitale du pays, Santo Domingo, Ciudad Trujillo.

C'est le président Leonel Fernandez, du PLD, qui a été réélu en 2008 pour un deuxième mandat. Au cours des dernières décennies, certains scandales, comme le traitement infligé aux travailleurs haïtiens en République dominicaine, notamment dans l'industrie de la canne à sucre où ils sont maltraités et sous-payés, ont créé un tollé dans l'opinion publique internationale. La pauvreté est encore très présente et lorsqu'on emprunte la route qui borde la mer, de Puerto Plata à Santa Barbara de Samana, on mesure la modestie des petites maisons de bois au coeur des villages. Les églises et les maisons de paris qui s'y côtoient semblent d'improbables espoirs d'une vie meilleure pour ses millions d'habitants. On est loin du confort des touristes venus par milliers visiter cet ancien bout du monde devenu abordable.

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